
| La région Rhône-Alpes est le premier « restaurateur » rhônalpin. En effet, avec près de 110 000 repas servis chaque jour dans les 250 lycées de notre région, la Région Rhône-Alpes est un opérateur à part entière de la restauration collective. Le 13 octobre 2011, les élus de la Région ont voté un plan régional pour la qualité de la restauration lycéenne. |
Sylvie Gillet de Thorey, vice-Présidente déléguée aux lycées répond à nos questions.
Quelle position a la Région Rhône-Alpes sur l’approvisionnement local ?
La Région Rhône Alpes a voté en décembre 2010 une délibération cadre afin de définir les nouvelles orientations de la politique agricole : le CAPE a été mis en place (Contractualisation / Autonomie / Proximité / Eco-responsabilité) afin de favoriser notamment le lien entre les producteurs et les consommateurs, en valorisant la diversité et la qualité des productions agricoles et alimentaires de Rhône–Alpes.
La Région a également souhaité favoriser les circuits courts et l’accès de tous les citoyens à une alimentation de qualité. Celle ci est encouragée par le développement des marchés de producteurs locaux et de saison ainsi que par le développement des produits bio (Marché des saveurs le 9 novembre à Lyon) et en mettant en exergue l’impact sur la santé et la nutrition.
Les orientations de la politique régionale agricole sont coordonnées avec le plan régional pour la restauration lycéenne par des démarches notamment de proximité et de qualité de l’offre. L’éducation et la sensibilisation au goût et à la saisonnalité des produits sont donc des éléments clés.
Quels objectifs la Région Rhône-Alpes a-t-elle fixé dans ce plan régional pour la qualité de la restauration lycéenne aux lycées à et ses services ?
J’ai souhaité élaborer cette nouvelle politique en concertation avec les lycéens, les parents d’élèves, les proviseurs et gestionnaires des établissements publics d’enseignement, les chefs de cuisine lauréats du Grand Prix de la restauration des lycées de Rhône-Alpes, les personnels des lycées, les rectorats, la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et la Chambre régionale d’Agriculture.
Cette nouvelle politique régionale se décline en 5 axes :
1/ Assurer la qualité des repas par l’utilisation de produits agricoles de Rhône-Alpes (à terme 15% des achats de viande, volaille, légumes, fruits, produits bio…), par une offre de repas diversifiée et équilibrée et une hygiène irréprochable qui garantit la sécurité alimentaire.
2/ Optimiser l’accueil des lycéens et leur permettre des temps et des heures de repas favorisant leur bien être,
3/ Assurer une restauration durable
4/ Simplifier, harmoniser et piloter la gestion et la tarification et déterminer un coût assiette de 2 €, dans une fourchette de 3 euros à 4,30 euros
5/ Décliner le contenu du plan aux restaurations déléguées.
Une charte de la restauration lycéenne en Rhône –Alpes, qui reprend les grands points de la délibération, sera soumise à l’approbation des Conseils d’Administration pour amener la communauté éducative à partager nos objectifs.
Pourquoi avez-vous souhaité que les restaurants Lycéens s’approvisionnent en local ?
J’ai souhaité cette nouvelle approche dans notre restauration collective parce qu’elle correspond à une demande sociétale et à une nécessité économique pour nos territoires.
Aujourd’hui les élèves comme leurs parents sont attentifs à la qualité de leur alimentation et le succès des produits sous signe officiel de qualité et certification de provenance le démontre.
Par ailleurs, la Chambre d’agriculture et la filière agricole de Rhône-Alpes ont souhaité mettre en œuvre les moyens afin de nous aider à remplir cet objectif d’achat de 15 % minimum de produits agricoles de proximité. La Région travaille également avec les partenaires de la filière biologique afin de parvenir à cet objectif d’achat de 15% en produits bio dans les assiettes des lycéens d’ici 3 ans
Nous souhaitons pouvoir créer un groupement régional pour l’achat notamment de viande pour les restaurants lycéens.
Tous les indicateurs sont donc au vert pour nous permettre d’améliorer notre approvisionnement en produits locaux et de saison au profit de nos jeunes et de notre agriculture.
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