PRESENTATION DES FILIERES FRUITS ET LEGUMES DE RHONE-ALPES

Source Chambre régionale d'Agriculture de Rhône-Alpes
(http://rhone-alpes.synagri.com/)

1/ L’économie

• Les chiffres clés : La filière fruits en Rhône-Alpes représente 42 500 ha, à savoir 20% du verger français et 400 000 tonnes de fruits. La filière légumes, c’est 7 000 ha de légumes frais et maraîchage en 2005 et 2660 ha de pommes de terre.

- Volumes de production / production cf. graphiques ci-dessous

 

- Chiffre d’affaires

La valeur des productions fruitières régionales s’élèvent à près de 370 millions d’euros soit 14% de la valeur des productions fruitières nationales.



- Positionnement sur le plan national

Le verger rhônalpin représente plus de 20% du verger national avec ses 42 500 ha. Comme pour l’ensemble du verger français, six espèces représentent 60% du verger (abricot, cerise, pêche, prune, poire, pomme). La région se différencie pourtant par la part relative des différentes espèces, la pomme n’est pas dominante comme dans d’autres bassins : l’abricotier se positionne en tête avec près de 9 000 ha.

Part relative de la production rhônalpine dans la production française en 2006.

Avec 400 000 tonnes de fruits sont produits, la Région produit plus de 4 fois ce que les rhônalpins consomment actuellement en fruits métropolitains.

Avec près de 140 000 tonnes produites (hors pomme de terre), la région représente 2% de la production légumière française. Une production qui représente 52% du potentiel de consommation en légumes frais en Rhône- Alpes.



- Démarches qualité (AOC, IGP, Bio, Label Rouge)
: volumes de production et chiffre d’affaires.

Rhône-Alpes est la première région productrice de fruits biologiques en France : elle représente 20 % de la production nationale.
Certains fruits bénéficient d’un signe officiel de qualité
- Châtaigne d’Ardèche, Noix de Grenoble, Huile et Olives noires de Nyons sous AOC.
www.aoc-noixdegrenoble.com
www.chataigne-ardeche.com
- pommes et les poires de Savoie sous IGP
- abricots, Pêches et Nectarines en Label Rouge.

En ce qui concerne les légumes, 300 exploitations sont en agriculture biologique (13 à 20% des exploitations) sur 520 ha cultivés en bio ou en conversion (8% de la surface). 6% de la surface légumes bio nationale (+10% en 3 ans).


• Les perspectives et enjeux à relever au plan commercial
Faire en sorte que le consommateur rhônalpin prenne conscience de la diversité et de la richesse des productions fruitières et maraîchères de sa région. Tout ce qui est bon est à portée de main…

• Focus sur la place de la restauration collective dans la filière : les perspectives, les besoins, …

2/ Le sociétal

• Les chiffres clés :
- 1450 exploitations légumières
- 3000 exploitations fruitières


La filière légumière se distingue par la proximité des sites de production par rapport aux grandes agglomérations ce qui est gage de fraîcheur pour le consommateur mais aussi est vecteur d’insertion professionnelle.

La filière fruitière quant à elle emploie beaucoup de personnes puisque 62 250 personnes travaillent dans le secteur, certes de manière saisonnière mais des groupements se mettent en place pour assurer du travail tout au long de l’année.


• Les perspectives et enjeux à relever sur le plan sociétal
(Formation initiale, évolution des compétences, besoin en main d’œuvre, reconnaissance des pratiques (charte professionnelle, …)

Les filières spécialisées (fruits et légumes) sont confrontées à un cruel manque de personnel qualifié dune part mais aussi de personnel saisonnier. L’enjeu de la formation est donc crucial pour maintenir un nombre suffisant de techniciens, chefs de culture… Par ailleurs, la promotion de la filière est nécessaire pour attirer les travailleurs qui par manque d’informations pensent à tort que le travail ne leur conviendrait pas ou que les conditions de travail sont désastreuses.

3/ L’environnemental et le territorial

• Les chiffres clés :
- 20% de la production bio nationale en fruits;  20% des exploitations régionales de légumes sont en AB.
- des exploitations en production fruitière intégrée. Des transferts de techniques de l’AB vers l’arboriculture et le maraîchage conventionnels assurés par un réseau de développement adapté. Développement de la lutte biologique intégrée.

• Les perspectives et enjeux à relever sur le plan territorial (bilan carbone, gestion des déchets, énergie, gestion des ressources naturelles, biodiversité, …).


Maintien de l’appui technique pour le transfert de techniques. Trouver des solutions techniques compatibles avec le mode de production biologique pour faire face aux problèmes sanitaires rencontrés dans les exploitations.
Maintenir et développer le réseau de revalorisation des plastiques (notamment pour le maraîchage).